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Pixel de suivi : comment se mettre en conformité avec la recommandation de la CNIL ?

Anonymisation ou consentement au suivi par contact : la marche à suivre pour vous conformer à la CNIL

  1. Qu'est ce qu'un pixel de suivi ?
  2. Ce que la CNIL demande, et depuis quand ?
  3. La vraie question : à quoi sert votre tracking individuel ?
  4. Les deux options proposées par Brevo
  5. Activation de l'anonymisation du suivi dans Brevo et les prochaines étapes
  6. Activation du consentement au suivi par contact dans Brevo et les prochaines étapes
  7. Réussir votre email d'information
  8. Notre lecture, pour finir

Mise à jour : août 2026. Cet article s'appuie sur la recommandation de la CNIL du 14 avril 2026, sur sa FAQ du 22 juillet 2026 et sur les fonctionnalités déployées par Brevo en juillet 2026. Il reprend et complète les deux webinaires Arenametrix des 7 et 23 juillet 2026

Avertissement : ce contenu n'est pas un conseil juridique. Nous ne sommes ni juristes ni délégués à la protection des données. Il reflète notre compréhension d'un sujet nouveau et complexe, et vise à vous donner les clés pour décider. Les arbitrages finaux se prennent chez vous, avec votre service juridique ou votre DPO quand vous en avez un.

1. Qu'est ce qu'un pixel de suivi ?

Le pixel de suivi (ou pixel de tracking) est une méthode de traçage alternative aux cookies, mise en œuvre sous la forme d'une image réduite de 1 pixel par 1 pixel, intégrée dans un courriel. Le nom de cette image contient un identifiant : son chargement permet de savoir que telle personne, nommément, a ouvert votre email, et à quelle heure.

Depuis que les outils d'emailing existent, ce pixel sert à deux choses très différentes :

  • agréger des statistiques de performance (taux d'ouverture, taux de clic par campagne)

  • et exploiter des comportements individuels pour déclencher des actions marketing (relancer les non ouvreurs, réduire la fréquence d'envoi aux contacts désengagés, personnaliser les contenus).

Le 14 avril 2026, la CNIL a publié une recommandation sur l'usage de ces pixels. Son raisonnement : la boîte de messagerie est un espace personnel destiné à la consultation de contenus privés, l'identifiant contenu dans le pixel est une donnée personnelle, et ces mécanismes peu visibles collectent des données à l'insu des personnes. Le cadre applicable est l'article 82 de la loi Informatique et Libertés.

2. Ce que la CNIL demande, et depuis quand ?

La recommandation poursuit trois objectifs :

  • clarifier le rôle de chaque acteur,

  • distinguer les pixels qui nécessitent un consentement de ceux qui en sont exemptés,

  • et préciser les modalités de recueil, de retrait et de preuve du consentement.

Concrètement, deux chantiers en découlent.

a. Informer votre base de données existante

Vous avez une obligation d'information envers vos contacts actifs : leur dire que jusqu'ici, leurs ouvertures et leurs clics ont été suivis, et leur donner la possibilité de s'y opposer. La date fixée par la CNIL était le 14 juillet 2026, avec une marge de tolérance assumée pour des raisons de délivrabilité.

Deux formes sont acceptées : un courriel dédié, ou une information dédiée dans un courriel qui parle d'autre chose (un encart dans une newsletter, par exemple), à condition que l'information soit accessible, claire et compréhensible.

Si vous ne l'avez pas encore fait, faites-le quand même. Cette obligation de transparence porte sur ce qui s'est passé jusqu'ici : elle ne dépend pas de la stratégie de tracking que vous choisissez pour l'avenir. Elle s'applique donc aussi si vous décidez de tout anonymiser, puisque vous avez continué à suivre vos contacts individuellement depuis le 14 avril.

Un point d'attention important : n'envoyez jamais cet email à toute votre base en une seule fois. Si vous avez 200 000 contacts, un envoi massif et inhabituel vous expose à un problème de délivrabilité. Segmentez, envoyez par lots, et concentrez-vous sur vos contacts actifs en termes d'engagement avec vos newsletters. Les contacts que vous identifiez comme inactifs peuvent être mis de côté.

b. Recueillir le consentement de vos nouveaux contacts

Pour tout nouveau contact qui entre dans votre base, le consentement est nécessaire si vous voulez continuer à utiliser ses données individuelles d'ouverture et de clic. En pratique, cela prend la forme d'une case à cocher, décochée par défaut, dans vos formulaires de collecte.

La CNIL admet un consentement unique lorsque les finalités sont connexes. Deux exemples qu'elle donne :

  • une prospection expressément présentée comme personnalisée et l'utilisation de pixels de suivi qui contribuent à cette personnalisation

  • une prospection commerciale directe avec jeu concours et un pixel de suivi pour lutter contre l'inscription frauduleuse.

Une formulation possible : « J'accepte de recevoir des emails personnalisés de la part du Théâtre des Alouettes Chatoyantes, et que mes ouvertures et clics sur ces emails soient mesurés afin d'en personnaliser le contenu et la fréquence. »

Condition : que le tracking serve vraiment à cette personnalisation, et pas à autre chose. Il faut aussi qu'une granularité reste possible au moment du désabonnement, de façon à pouvoir révoquer le consentement au tracking tout en restant abonné à la newsletter.

c. Les exemptions, et le cas des clics

Toutes les finalités de suivi ne se valent pas. La CNIL sépare celles qui nécessitent un consentement de celles qui en sont exemptées. Sont notamment exemptées les mesures liées à la sécurité et à la délivrabilité, ce qui couvre la gestion des inactifs : repérer qui n'ouvre plus rien depuis plusieurs mois, réduire la fréquence d'envoi, désabonner en douceur. Vous pouvez donc continuer à connaître, pour chaque contact, la date de sa dernière ouverture, sans lui avoir demandé la permission.

Sur les statistiques globales, la FAQ de la CNIL du 22 juillet est claire (question 6) : les données collectées au moyen d'un pixel, que cette collecte soit soumise au consentement ou qu'elle bénéficie d'une exemption, peuvent être réutilisées sans consentement si elles ont été préalablement anonymisées de manière effective. Vous gardez donc vos taux d'ouverture et de clic par campagne.

Le bémol vient de la question 18 de la même FAQ : l'anonymisation seule ne suffit pas à exempter de consentement. Ce qui compte pour la CNIL, c'est la raison pour laquelle vous lisez une information sur le terminal de votre destinataire, pas ce que vous en faites ensuite. C'est un point sur lequel tout le monde ne s'accorde pas et qui reste un vrai flou de la recommandation. Certains DPO considèrent que le suivi anonymisé doit lui aussi être soumis à consentement : c'est un arbitrage à mener chez vous.

Quant aux liens traçants qui mesurent vos clics, ils ne sont pas directement visés par la recommandation, centrée sur les pixels. Mais la CNIL indique dans sa FAQ (question 1) que le même raisonnement s'applique, puisque ces liens lisent eux aussi une information sur le terminal du destinataire. Notre conseil : traitez ouvertures et clics au même niveau.

3. La vraie question : à quoi sert votre tracking individuel ?

Avant de choisir une option technique, prenez de la hauteur. Vous allez continuer à évaluer l'impact de vos campagnes et à disposer de vos taux d'ouverture et de clic dans tous les cas. La question porte uniquement sur le niveau individuel : à quoi vous sert de savoir que c'est bien Charlie qui a ouvert votre email de mardi à 14h32 ?

  1. Campagne ou scénario de gestion des inactifs : objectif, conserver une base engagée et protéger votre délivrabilité. Cas exempté, vous pouvez continuer à connaître individuellement la date de dernière ouverture, sans consentement.
  2. Relance des non ouvreurs ou non cliqueurs sur une campagne de billetterie : objectif, optimiser la conversion. Consentement désormais nécessaire.
  3. Relance d'une invitation auprès d'un public VIP : objectif, s'assurer qu'une information importante a bien été vue. Consentement nécessaire.
  4. Consultation de l'engagement d'un contact après un email important, comme l'annulation d'un événement : l'information de délivrabilité devrait suffire à savoir que le message est bien arrivé.
  5. Suivi de l'ouverture d'une offre de mécénat, de sponsoring ou d'un devis envoyé à un contact professionnel : consentement nécessaire, la recommandation concernant tous les publics, individuels comme professionnels.

Si, en dehors de la gestion des inactifs, vous n'utilisez quasiment aucun de ces cas d'usage, le maintien d'un suivi individuel a un coût de mise en œuvre sans réel retour sur investissement. Si au contraire vous les activez régulièrement et qu'ils font partie de votre stratégie, la collecte du consentement se justifie.

4. Les deux options proposées par Brevo

Brevo a déployé deux solutions pour répondre à la recommandation. Le choix se fait au niveau de votre compte tout entier, ni liste par liste, ni campagne par campagne. La granularité, si vous la voulez, se joue ensuite au niveau du consentement de chaque contact.

a. L'anonymisation du suivi

Vous coupez tout suivi individuel, pour tout le monde, sur toutes vos campagnes à venir. Les pixels mesurent toujours si les emails sont ouverts, mais aucune donnée par contact n'est collectée ni stockée. Vous conservez les rapports au niveau campagne et les statistiques agrégées, vous perdez la capacité de voir quels contacts spécifiques ont ouvert quels emails. À choisir si vous voulez la voie la plus rapide vers la conformité, avec une configuration minimale, et si les rapports au niveau campagne suffisent à vos besoins.

b. Le consentement au suivi par contact

Vous gardez la possibilité de savoir qui ouvre et qui clique, mais uniquement pour les contacts qui vous l'ont explicitement permis. Brevo crée pour cela un attribut de consentement sur chaque fiche contact, avec trois valeurs possibles : oui, non, ou inconnu, cette dernière étant la valeur par défaut tant que la personne ne s'est pas prononcée. À choisir si vous avez besoin de données d'engagement individuelles pour la personnalisation ou la segmentation, et si vous avez les ressources pour collecter et gérer activement ce consentement.

Ce que la fonctionnalité ne permet pas, à connaître avant de choisir. Quatre limites identifiées en testant la fonctionnalité :

  1. L'attribut de consentement au tracking ne peut pas être utilisé dans un scénario d'automatisation. Cela ferme la porte à une solution de contournement séduisante sur le papier : collecter un consentement unique à l'inscription, puis alimenter automatiquement l'attribut par un scénario. Ce n'est pas possible.
  2. La théorie et la pratique divergent sur le consentement unique. La CNIL accepte un consentement unique à la collecte, mais la fonctionnalité Brevo impose la granularité dès la collecte, avec un consentement newsletter d'un côté, qui correspond à une liste, et un consentement tracking de l'autre, qui correspond à un attribut de contact : ce sont deux objets différents.
  3. L'attribut a trois valeurs, mais un formulaire ne permet d'en exprimer que deux. Le contact peut cocher la case, ce qui vaut pour oui, ou ne rien faire, ce qui reste sur inconnu. Il ne peut pas dire non depuis un formulaire d'inscription.
  4. Le clic sur le lien de révocation est immédiat. Il n'y a pas de page intermédiaire de confirmation : toute personne qui clique sur le bouton révoque aussitôt son consentement au tracking et arrive sur une page qui le lui confirme. Nous avons remonté ce point à Brevo.

En choississant d'activer la fonctionnalité proposé par Brevo (consentement au suivi par contact), voici les quatres attributs qui seront créés automatiquement sur votre compte:

  • Pixel Tracking Consent: indique si le contact a accepté d'être suivi, avec les valeurs oui, non ou vide ; seuls les contacts en oui sont suivis pour les ouvertures.
  • Pixel Tracking Consent Date: enregistre la date à laquelle le contact a accepté ou refusé le suivi par pixel.
  • Pixel Tracking Consent Source: indique la source par laquelle il a donné sa réponse, un formulaire d'inscription par exemple.
  • Last Email Open Date: correspond à la date de dernière ouverture d'un de vos emails ; cet attribut est mis à jour pour tous les contacts quelle que soit votre configuration, y compris ceux qui ont refusé le suivi, c'est l'exemption liée à la gestion des inactifs.

5. Activation de l'anonymisation du suivi dans Brevo et les prochaines étapes

Pour activer l'anonymisation, rendez-vous dans Paramètres (1) > Campagnes (2) > Suivi et rapports (3).

Ensuite, vous devez cocher la case Oui sur Suivi anonyme des emails (4), puis cliquer sur Enregister

Une fois l'option activée, il reste peu d'actions à mener, mais elles sont nécessaires.

Mettez à jour votre politique de confidentialité pour refléter ce choix. Envoyez l'email d'information à votre base existante, ou insérez l'encart, si ce n'est pas encore fait, puisque vous avez continué à suivre les comportements depuis le 14 avril. Communiquez sur ce choix quelque part dans vos emails, par exemple un pied de page qui précise qu'il n'y a pas de suivi individuel, pour ne pas surprendre un contact qui chercherait un lien de révocation. Documentez enfin la décision et sa date.

Un point à vérifier auprès de votre chargé d'accompagnement : faites vous confirmer la disponibilité du champ Last Email Open Date sur votre compte avant de reconstruire vos ciblages d'inactifs, cet attribut n'étant créé automatiquement que lors de l'activation de l'option de consentement par contact.

6. Activation du consentement au suivi par contact dans Brevo et les prochaines étapes

Pour activer le consentement au suivi par contact, rendez-vous dans Paramètres (1) > Contacts (2) > Consentement au suivi des pixels par contact (3)




Ensuite, il ne vous reste plus qu'à cocher Oui (1) sur Consentement de suivi par contact, puis configurez le comportement par défaut avec l'option Suivre les contacts dont le consentement est inconnu:

  • Oui (2), pour une transition douce : les contacts au statut inconnu continuent d'être suivis pendant que vous collectez progressivement les consentements, sans perturbation de vos automatisations ni de votre reporting. Idéal pour une mise en conformité progressive.
  • Non (3), pour une approche stricte : personne n'est suivi jusqu'à consentement explicite. Adapté aux structures avec une posture DPO conservatrice.

Une fois l'option activée, plusieurs actions restent à mener.

Etape n°1:
Informer la base existante et lui permettre de se rétracter. Vous devez informer vos contacts que vous utilisez des pixels de suivi et leur permettre de refuser le tracking, via un lien de révocation.

Dans l'éditeur drag and drop, faites glisser un bloc Bouton dans votre campagne, cliquez dessus pour ouvrir ses paramètres dans le panneau de gauche, puis dans la section Lien, choisissez le type de lien Révoquer le consentement au suivi par pixel.
L'attribut de consentement du contact passera automatiquement sur Non si le contact clique sur ce CTA.

Etape n°1 bis:
Si vous avez déjà informé votre base avant la sortie de la fonctionnalité, en passant par un formulaire de mise à jour du profil relié à une liste d'opposition, comme nous vous l'avions conseillé en juillet, vous pouvez utiliser cette liste pour mettre à jour l'attribut Pixel Tracking Consent des contacts concernés.

Pour ce faire, renseignez la liste correspondante (1), sélectionnez ensuite la totalité des contacts de cette liste (2), cliquez sur l'option Plus d'action (3), puis sur Modifier (4).

Enfin, il ne vous reste plus qu'à sélectionner l'attribut PIXEL TRACKING CONSENT et de cliquer sur No

Etape n°2:
Ajouter un lien de révocation dans le pied de page de tous vos emails. Donnez à vos contacts un contrôle continu sur leur consentement en ajoutant, à côté de votre lien de désinscription habituel, un lien pour refuser les pixels de suivi. Même principe que le bouton ci dessus, associé cette fois à un lien texte du pied de page.

Etape n°3:
Ajouter la case à cocher de consentement dans vos formulaires d'inscription. 

  1. Ouvrez le formulaire que vous souhaitez modifier : votre formulaire d'inscription à votre newsletter par exemple
  2. Depuis l’onglet Conception, faites glisser et déposez un champ Case à cocher dans votre formulaire.
  3. Dans le menu déroulant Type d’objet, sélectionnez Contact.
  4. Dans le menu déroulant Base de données des attributs, sélectionnez l’attribut _PIXEL_TRACKING_CONSENT.
  5. À côté de la case à cocher, entrez une déclaration de consentement pour demander le consentement de vos abonnés pour le suivi par pixel. Par exemple, « J'accepte d'être suivi(e) via des pixels de suivi des emails afin de recevoir des communications personnalisées ».
  6. Dans le panneau de gauche, ajoutez un nom de libellé et un texte d’aide pour que vos abonnés comprennent clairement que vous utiliserez des pixels de suivi pour leur envoyer des communications personnalisées.
  7. Continuez à modifier votre formulaire, puis publiez-le.

La réponse de vos nouveaux abonnés est enregistrée dans leur fiche contact, ce qui vous permet de filtrer et de segmenter selon le consentement au suivi. Pensez à lister tous vos dispositifs de collecte, site web, formulaires, jeux concours, boutique en ligne, tablettes d'accueil : la case doit être ajoutée partout.

Vous pouvez aussi renseigner le consentement par d'autres moyens, via l'import de contacts en ajoutant une colonne pixel_tracking_consent avec les valeurs granted, denied ou unknown, ou via l'API en utilisant les endpoints de création ou de mise à jour d'un contact.

Etape n°4:
Adapter vos ciblages de gestion des inactifs. Pour vos ciblages et scénarios liés aux inactifs, utilisez le champ Last_email_open_date. Il est mis à jour pour tous les contacts quelle que soit votre configuration, y compris si le contact a refusé le tracking, c'est ce qui vous permet de conserver ce cas d'usage exempté.

Etape n°5:
Profitez en pour revoir toutes vos campagnes et tous vos scénarios d'automatisation qui reposent sur l'ouverture ou le clic individuel, et adaptez les aux nouveaux statuts. Notre conseil sur ce point : simplifiez.

Etape n°6:
Enfin, quelques points à ne pas oublier pour finaliser la mise en conformité :

  • mettez à jour votre politique de confidentialité

  • décidez du sort de vos contacts historiques encore au statut inconnu. 

  • Documentez chaque décision et chaque action, et dans quelques semaines, évaluez ce choix en fonction du taux de collecte réel sur les nouveaux contacts.

7. Réussir votre email d'information

Que vous ayez choisi l'anonymisation ou le consentement par contact, l'email qui informe votre base existante mérite un soin particulier. Contrairement à une campagne marketing classique, l'objectif ici est paradoxal : plus le taux de clic sur votre lien d'opposition est faible, plus votre campagne a fonctionné. Votre objectif tient en deux mots : informer clairement, et laisser le choix.

Restez centré sur ce que ça change concrètement pour votre contact, et gardez votre ton et votre charte graphique. Nous avons vu passer beaucoup d'exemples, et les moins réussis sont ceux qui basculent en mode juridique anxiogène, du type « Information importante concernant vos données ». Rappelez pourquoi ce tracking vous a été utile jusqu'ici, le meilleur argument restant l'adaptation de la pertinence et de la fréquence des emails que vous envoyez. Précisez aussi que s'opposer au suivi ne désabonne pas de vos communications, c'est la question que se posent tous vos contacts.

Un email dédié n'est pas une obligation, un encart dans une communication déjà prévue suffit, et c'est souvent le choix le plus malin. 

Vous trouverez plusieurs exemples de clients ayant déjà envoyé ce type d'email dans notre galerie de l'emailing.

8. Notre lecture, pour finir

Deux éléments nous laissent penser que le tracking individuel va être progressivement abandonné dans nos secteurs.

D'abord, peu de structures culturelles et sportives ont réellement déployé les cas d'usage qui nécessitent un suivi individuel des ouvertures et des clics, en dehors de la gestion des inactifs.

Ensuite, ce consentement sera difficile à collecter : sans incitation ou récompense significative, le contact n'a aucun bénéfice concret à accepter. Une piste serait de récompenser l'engagement autour du contenu via un programme de fidélité, mais personne ne le fait aujourd'hui, y compris chez les grandes marques de e-commerce qui, pour la plupart, n'ont pas encore mis à jour leurs formulaires.

Il est donc probable que beaucoup choisissent l'anonymisation du suivi, et que ce soit une bonne chose. En termes de stratégie emailing, les institutions culturelles et sportives ont souvent de nombreux cas d'usage prioritaires à mettre en place, notamment autour de l'expérience et de la fidélisation, avant d'investir dans des dispositifs complexes reposant sur le tracking individuel.

Cela dit, ce n'est que notre lecture. Le choix final vous appartient : c'est à vous de peser l'intérêt de chaque stratégie au regard de vos propres usages et de vos objectifs. Votre chargé d'accompagnement reste disponible pour en discuter avec vous et vous aider à trancher.